Auto-entrepreneur et URSSAF
ce que vous payez vraiment en 2026
Cotisations, taux à jour, déclaration et aides : le fonctionnement clair, chiffres 2026 à l’appui.
L’URSSAF collecte vos cotisations sociales d’auto-entrepreneur : elles financent votre protection sociale et se calculent en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé. En 2026, le taux va d’environ 12,3 % pour la vente à 25,6 % pour les professions libérales (BNC). Vous déclarez votre chiffre d’affaires chaque mois ou chaque trimestre, en ligne, même s’il est à zéro.
- Cotisations ≠ impôt : l’URSSAF prend un pourcentage du chiffre d’affaires, l’impôt se règle à part.
- Taux 2026 : de 12,3 % (vente) à 25,6 % (libéral BNC), selon l’activité.
- Déclarer même à zéro : sous peine d’une pénalité par période oubliée.
- Seuils 2026-2028 : 83 600 € en services, 203 100 € en vente.
L’URSSAF, l’interlocuteur social de l’auto-entrepreneur
Quand vous créez une auto-entreprise — on parle aussi de micro-entrepreneur, c’est le même statut —, l’URSSAF devient votre interlocuteur pour tout ce qui touche à la protection sociale. Concrètement, elle collecte vos cotisations sociales : celles qui financent votre assurance maladie, votre retraite de base, les allocations familiales et quelques autres droits. Ce n’est pas de l’impôt, et c’est un point que beaucoup confondent au démarrage.
La différence est importante. Les cotisations sociales, versées à l’URSSAF, se calculent en pourcentage de votre chiffre d’affaires encaissé. L’impôt sur le revenu, lui, relève de l’administration fiscale et dépend de l’ensemble de votre foyer. Autre particularité du régime micro : vous ne déduisez aucune charge. Le taux s’applique au chiffre d’affaires que vous encaissez, pas au bénéfice qui reste une fois vos dépenses payées. C’est simple à gérer, mais cela veut dire qu’un mois sans marge coûte quand même des cotisations, tant qu’il y a eu du chiffre d’affaires.
Combien vous payez
les taux de cotisations 2026 selon l’activité
Le montant de vos cotisations dépend de votre type d’activité. Le calcul, lui, ne change pas : chiffre d’affaires encaissé sur la période, multiplié par le taux correspondant. Pas de chiffre d’affaires, pas de cotisations à payer. Ces taux méritent d’être datés, car ils évoluent : celui des professions libérales non réglementées a augmenté au 1er janvier 2026.
| Activité | Taux de cotisations 2026 |
|---|---|
| Vente de marchandises et fourniture de logement | environ 12,3 % |
| Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) | environ 21,2 % |
| Prestations de services et professions libérales non réglementées (BNC) | environ 25,6 % (contre 24,6 % avant 2026) |
| Professions libérales relevant de la CIPAV | environ 23,2 % |
Un exemple rend le calcul concret. Pour 2 000 € encaissés en prestation libérale (BNC), les cotisations tournent autour de 512 €. À ces cotisations s’ajoute une petite contribution à la formation professionnelle, et, selon l’activité, une taxe pour frais de chambre : deux contributions faibles, prélevées sur la même déclaration URSSAF. Rien de tout cela n’inclut l’impôt sur le revenu, qui se règle séparément.
Déclarer son chiffre d’affaires
quand, comment, et même à zéro
La déclaration se fait en ligne, sur le site autoentrepreneur.urssaf.fr ou l’application mobile. Vous choisissez à la création un rythme mensuel ou trimestriel, et vous le gardez pour l’année. La démarche, à chaque échéance, tient en quelques gestes.
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Se connecter à son espace
Sur autoentrepreneur.urssaf.fr ou l’application mobile, à la date d’échéance de votre période (mensuelle ou trimestrielle).
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Saisir le chiffre d’affaires encaissé
Le montant réellement reçu sur la période, ventilé par type d’activité si vous en avez plusieurs. Zéro si vous n’avez rien encaissé.
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Vérifier le montant calculé
Les cotisations s’affichent automatiquement à partir du taux applicable. Un simple contrôle avant de valider suffit.
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Valider et payer
Par prélèvement ou carte bancaire. La déclaration et le paiement se font dans la même démarche.
Deux points méritent l’attention. D’abord, la première déclaration n’intervient pas tout de suite : un délai de démarrage s’applique après la création, de l’ordre de quatre-vingt-dix jours, avant la première échéance. Ensuite, et c’est l’erreur la plus fréquente, il faut déclarer même quand le chiffre d’affaires est nul. Chaque déclaration manquante expose à une pénalité forfaitaire, de l’ordre de 58 € en 2026, appliquée par période oubliée. Un oubli répété peut donc chiffrer vite, pour un chiffre d’affaires parfois inexistant.
Payer moins au démarrage
ACRE et versement libératoire
Deux dispositifs peuvent alléger la note, mais ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Le premier agit sur les cotisations sociales, le second sur l’impôt.
L’ACRE
Une exonération partielle la première année : vos taux de cotisations sont réduits, souvent de moitié, jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant la création, sous conditions. Les modalités ayant évolué, vérifiez votre éligibilité avant de compter dessus.
Le versement libératoire
Payer l’impôt au fil de l’eau, à taux fixe sur le chiffre d’affaires, en même temps que les cotisations. Réservé sous condition de revenu fiscal de référence, option à activer avant le 30 septembre. Intéressant surtout si vous êtes imposable.
Le choix du versement libératoire n’a rien d’automatique. S’il vous fait payer un impôt que votre situation ne vous aurait pas réclamé — parce que vous n’êtes pas imposable —, il vous coûte plus qu’il ne vous rapporte. C’est un calcul à faire au regard de l’ensemble de vos revenus.
Ne pas se faire piéger
seuils 2026, TVA et sortie du régime
Le régime micro suppose de rester sous des plafonds de chiffre d’affaires. Depuis la revalorisation triennale de 2026, valable jusqu’en 2028, ces seuils sont de 83 600 € pour les prestations de services et les activités libérales, et de 203 100 € pour la vente de marchandises et l’hébergement. Un dépassement sur une seule année ne vous fait pas sortir tout de suite : c’est le dépassement sur deux années civiles consécutives qui entraîne la bascule vers un régime réel l’année suivante.
Attention à ne pas confondre ces plafonds avec la TVA. La franchise en base, qui vous dispense de facturer la TVA, obéit à ses propres seuils, plus bas et régulièrement rediscutés. Vous pouvez donc dépasser le seuil de TVA tout en restant auto-entrepreneur : dans ce cas, vous devez facturer la TVA à vos clients et la reverser, sans pour autant quitter le régime micro.
Plafond micro et seuil de TVA sont deux choses distinctes. Comme le seuil de franchise de TVA évolue, vérifiez sa valeur en vigueur sur le site de l’URSSAF ou des impôts avant que votre activité ne s’en approche.
À retenir
Quatre réflexes évitent la plupart des mauvaises surprises :
- Distinguez cotisations sociales (URSSAF) et impôt sur le revenu : ce sont deux paiements séparés.
- Déclarez à chaque échéance, même à zéro, pour éviter les pénalités.
- Regardez si l’ACRE et le versement libératoire s’appliquent à votre cas — ils ne se valent pas pour tout le monde.
- Surveillez les deux seuils, celui du régime micro et celui de la TVA, sans les confondre.
Que prélève exactement l’URSSAF pour un auto-entrepreneur ?
Des cotisations sociales, calculées en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé. Elles financent votre protection sociale : assurance maladie, retraite de base, allocations familiales, entre autres. Ce n’est pas l’impôt sur le revenu, qui se règle séparément auprès de l’administration fiscale.
Quel est le taux de cotisations en 2026 ?
Il dépend de l’activité : environ 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services commerciales (BIC), 25,6 % pour les prestations et professions libérales non réglementées (BNC), et 23,2 % pour les professions relevant de la CIPAV. Le taux BNC a augmenté au 1er janvier 2026.
Faut-il déclarer même si le chiffre d’affaires est nul ?
Oui, c’est obligatoire. Une déclaration à zéro doit être transmise à chaque échéance, même sans activité. Chaque déclaration manquante expose à une pénalité forfaitaire, de l’ordre de 58 € en 2026, appliquée par période oubliée.
Comment fonctionne l’ACRE pour un auto-entrepreneur ?
L’ACRE réduit vos cotisations sociales la première année d’activité, souvent de moitié, jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant la création, sous conditions. Elle ne touche que les cotisations, pas l’impôt. Ses modalités ayant évolué, vérifiez votre éligibilité avant de compter sur cette aide.
Quels sont les plafonds de la micro-entreprise en 2026 ?
Depuis la revalorisation de 2026, valable jusqu’en 2028, les seuils sont de 83 600 € pour les prestations de services et activités libérales, et de 203 100 € pour la vente de marchandises et l’hébergement. La sortie du régime intervient après deux années consécutives de dépassement.
Bien géré, le volet URSSAF de l’auto-entreprise tient en quelques gestes réguliers : déclarer, vérifier, payer, et garder un œil sur les seuils.