Marketing · Vente & commerce

Bac pro vente ou commerce

un diplôme, deux options

Pourquoi le choix entre « bac pro vente » et « bac pro commerce » n’existe plus, et comment décider entre les deux options du diplôme actuel.

Un vendeur remet un sac d'achat à une cliente au comptoir d'une boutique
Réponse rapide

Il n’existe plus de choix entre « bac pro vente » et « bac pro commerce » : ces deux diplômes ont fusionné dans le bac pro Métiers du commerce et de la vente (MCV). Le vrai choix se fait entre ses deux options, A et B, en fonction de la manière dont on souhaite vendre.

  • Un seul diplôme : le bac pro Métiers du commerce et de la vente, depuis la rentrée 2019.
  • Option A : animation et gestion de l’espace commercial, pour travailler en magasin.
  • Option B : prospection clientèle, pour aller chercher et négocier avec le client.
  • Après le bac : emploi commercial direct ou poursuite en BTS MCO ou NDRC.

Au moment de remplir les vœux d’orientation, une question revient sans cesse dans les familles : faut-il viser un « bac pro vente » ou plutôt un « bac pro commerce » ? La bonne nouvelle, c’est que cette hésitation n’a plus lieu d’être. Les deux diplômes ont fusionné. Aujourd’hui, il n’existe plus qu’une seule formation, le bac professionnel Métiers du commerce et de la vente, qui se décline en deux options. Le vrai choix ne porte donc pas sur l’intitulé, mais sur la façon dont on a envie de vendre : derrière un comptoir, en animant un magasin, ou en allant chercher le client.

Bac pro vente, bac pro commerce

pourquoi la question ne se pose plus

Pendant longtemps, deux diplômes distincts coexistaient : le bac pro Commerce, tourné vers la vie en magasin, et le bac pro Vente, centré sur la prospection et le démarchage. Beaucoup de parents et d’élèves gardent ces deux noms en tête, et c’est bien naturel : ils ont structuré l’orientation pendant des années.

Depuis la rentrée 2019, ils n’existent plus séparément. Les anciens bac pro Commerce et bac pro Vente ont été refondus dans un diplôme unique, le bac pro Métiers du commerce et de la vente, souvent abrégé en bac pro MCV. Son référentiel, régulièrement actualisé, sert aujourd’hui de cadre commun à tous les établissements. Chercher à choisir entre « vente » et « commerce » revient à comparer deux portes qui mènent désormais à la même maison. La distinction ne disparaît pas pour autant : elle s’est déplacée à l’intérieur du diplôme, sous la forme de deux options que l’on choisit en cours de route.

Le bac pro Métiers du commerce et de la vente en bref

Le bac pro MCV est un diplôme de niveau 4, l’équivalent du baccalauréat. Il se prépare en trois ans après la classe de troisième : une seconde, une première et une terminale professionnelles. Il est aussi accessible en deux ans après un CAP, et peut se suivre sous statut scolaire comme en apprentissage, ce qui permet d’alterner cours et travail en entreprise tout en étant rémunéré.

Un point rassure souvent les indécis : la classe de seconde est commune. Les élèves entrent dans une famille des métiers de la relation client et découvrent l’ensemble du champ avant de se spécialiser. Le choix de l’option n’intervient qu’à l’entrée en première. On a donc une année entière pour se faire une idée concrète, en cours et en stage, avant de trancher.

Option A — Animation et gestion de l’espace commercial

La première option tourne autour du magasin, de la boutique ou du rayon. On y apprend à rendre un espace de vente attractif et fonctionnel : disposer les produits, soigner la présentation, gérer les stocks et les réassorts, accueillir et conseiller les clients, encaisser, fidéliser. C’est la voie de celles et ceux qui se voient travailler au sein d’une unité commerciale, au contact direct des clients qui poussent la porte. Elle prépare aux métiers d’employé de vente, de vendeur-conseil ou de conseiller en magasin.

Option B — Prospection clientèle et valorisation de l’offre commerciale

La seconde option regarde plutôt vers l’extérieur. Ici, on ne se contente pas d’attendre le client : on va le chercher. Le programme apprend à construire et entretenir un fichier de prospects, à organiser une campagne de prospection, à préparer un rendez-vous, à présenter une offre, à argumenter, à répondre aux objections et à conclure une vente, puis à suivre la relation dans le temps. C’est la voie qui mène aux fonctions commerciales : commercial, attaché commercial, téléconseiller ou télévendeur.

Option A ou option B

comment choisir

Le meilleur réflexe n’est pas de se demander quel intitulé fait plus sérieux, mais de se projeter sur une journée type. Préfère-t-on un point d’ancrage — un magasin que l’on fait vivre, des clients que l’on retrouve — ou la variété d’un quotidien où l’on prend des rendez-vous, où l’on prospecte, où l’on se déplace ? Les deux options demandent le même goût du contact et de la vente ; elles diffèrent surtout par le terrain de jeu.

CritèreOption A — Espace commercialOption B — Prospection clientèle
Lieu d’exerciceEn magasin, en boutique, en rayonEn clientèle, à distance, sur le terrain
Activités dominantesMise en valeur, accueil, vente, gestion des stocksProspection, négociation, suivi du client
Profil qui s’y épanouitAime un lieu à animer et fidéliserAime aller au contact et relever des défis
Exemples de métiersVendeur-conseil, employé commercialCommercial, attaché commercial, télévendeur

Il faut aussi dédramatiser ce choix. Le tronc commun reste large : les deux options partagent une bonne partie des compétences de relation client, et une réorientation vers un BTS ouvre ensuite les mêmes portes, quelle que soit l’option suivie. On ne s’enferme pas dans une case à seize ans.

Au programme

enseignements et stages

La formation combine des enseignements professionnels et des enseignements généraux. Côté professionnel, on travaille la relation client et la vente, la gestion commerciale, la communication, l’usage des outils numériques et, selon l’option, l’animation de l’espace de vente ou la prospection. Côté général, le programme conserve le français, les mathématiques, deux langues vivantes, l’histoire-géographie, l’économie-droit, les arts appliqués et l’EPS — de quoi garder des bases solides pour poursuivre ses études.

La vraie particularité du bac pro, c’est l’immersion en entreprise. Les périodes de formation en milieu professionnel, les fameuses PFMP, représentent environ vingt-deux semaines réparties sur les trois ans. Ce sont elles qui transforment les cours en savoir-faire : on y apprend le métier en le faisant, on se constitue une première expérience et, souvent, un réseau. S’y ajoute le chef-d’œuvre, un projet mené sur la fin du cursus, qui donne lieu à une présentation évaluée. L’examen final mêle contrôle en cours de formation et épreuves ponctuelles.

  1. Une seconde commune pour découvrir

    La première année se fait dans la famille des métiers de la relation client, sans avoir à choisir son option. On explore l’ensemble du champ, en cours et en stage.

  2. Le choix de l’option en première

    À l’entrée en première, on s’oriente vers l’option A (espace commercial) ou l’option B (prospection), en connaissance de cause après une année d’expérience.

  3. Les stages, le chef-d’œuvre et l’examen

    Environ vingt-deux semaines de PFMP, un chef-d’œuvre présenté en fin de cursus et un examen mêlant contrôle continu et épreuves ponctuelles valident le diplôme.

Que faire après un bac pro MCV ?

Le diplôme a été conçu pour permettre une entrée directe dans la vie active. Avec un bac pro Métiers du commerce et de la vente, on peut postuler à des postes d’employé commercial, de vendeur-conseil, de télévendeur ou d’assistant commercial dans une grande variété d’enseignes.

Mais une part importante des diplômés choisit de continuer ses études, et c’est un choix de plus en plus encouragé. La poursuite la plus naturelle est le BTS, en deux ans, qui mène à un niveau bac+2 très recherché. Deux filières prolongent particulièrement bien ce bac pro : le BTS MCO (management commercial opérationnel), tourné vers l’animation et la gestion d’une unité commerciale, et le BTS NDRC (négociation et digitalisation de la relation client), davantage orienté vers la vente et le développement de clientèle.

Entrer dans la vie active

Un emploi dès le diplôme

Vendeur-conseil, employé commercial, télévendeur, assistant commercial : les postes sont nombreux et présents partout, de la grande distribution au commerce spécialisé en passant par l’e-commerce et la vente entre entreprises.

Poursuivre ses études

Un BTS en deux ans

Le BTS MCO pour gérer une unité commerciale, le BTS NDRC pour les fonctions commerciales : la poursuite en bac+2 est la voie la plus fréquente et améliore nettement les perspectives d’emploi et de salaire.

Bon à savoir

Pour accéder à un BTS après le bac pro, le dossier scolaire compte beaucoup. Une mention « bien » ou « très bien » ouvre même un accès facilité (admission de droit dans certaines filières publiques). Soigner ses bulletins de première et de terminale est donc un vrai investissement pour la suite.

Débouchés, salaire et secteurs

Les métiers du commerce et de la vente irriguent presque tous les secteurs : grande distribution, commerce spécialisé, e-commerce, services, vente entre entreprises. C’est l’un des atouts de ce diplôme : il ouvre sur des emplois nombreux et présents partout sur le territoire, ce qui limite le risque de se retrouver sans débouché.

Côté rémunération, il faut rester mesuré. Un poste de vendeur ou d’employé commercial débutant se situe généralement autour du SMIC, souvent complété par une part variable liée aux ventes ou par des primes. Dans les fonctions commerciales, en particulier en option B, cette part variable peut peser lourd : la rémunération progresse alors avec les résultats et l’expérience. Ces ordres de grandeur dépendent fortement de l’employeur, de la région et du secteur ; mieux vaut les vérifier offre par offre que de raisonner sur une moyenne abstraite.

En résumé

Choisir entre « bac pro vente » et « bac pro commerce » n’est plus la bonne question : ces deux diplômes n’en forment aujourd’hui qu’un seul, le bac pro Métiers du commerce et de la vente. Ce qui se joue vraiment, c’est l’option — A pour animer un espace de vente, B pour prospecter et négocier — et le projet qu’on a derrière, emploi immédiat ou poursuite en BTS.

Comme souvent en orientation, la réponse dépend moins de l’étiquette que de la personne. Prendre le temps de visiter un établissement, d’échanger avec des élèves et de regarder de près les deux options vaut mieux que n’importe quel classement.

Faut-il choisir entre bac pro vente et bac pro commerce ?

Non, ce choix n’existe plus. Depuis la rentrée 2019, les anciens bac pro Vente et bac pro Commerce ont fusionné dans un diplôme unique, le bac pro Métiers du commerce et de la vente (MCV). La distinction se fait désormais à l’intérieur du diplôme, entre l’option A et l’option B.

Quelle est la différence entre l’option A et l’option B du bac pro MCV ?

L’option A, « Animation et gestion de l’espace commercial », prépare au travail en magasin : mise en valeur des produits, accueil, vente et fidélisation. L’option B, « Prospection clientèle et valorisation de l’offre commerciale », forme à aller chercher le client : prospection, négociation et suivi commercial.

Peut-on faire un BTS après un bac pro Métiers du commerce et de la vente ?

Oui, c’est même la poursuite d’études la plus fréquente. Les BTS MCO (management commercial opérationnel) et NDRC (négociation et digitalisation de la relation client) prolongent naturellement ce bac pro. Un bon dossier et une mention au bac facilitent l’admission.

Le bac pro MCV se fait-il en alternance ?

Oui. Le diplôme peut se préparer sous statut scolaire, avec des périodes de stage, ou en apprentissage, en alternant cours et travail en entreprise. L’apprentissage permet d’être rémunéré et de se constituer une solide expérience professionnelle.

Quels métiers exerce-t-on après un bac pro commerce et vente ?

Selon l’option et le parcours, on accède aux métiers de vendeur-conseil, d’employé commercial, de télévendeur, d’attaché commercial ou d’assistant commercial, dans la grande distribution, le commerce spécialisé, l’e-commerce ou la vente entre entreprises. Une poursuite en BTS ouvre ensuite des postes à responsabilités.