Bourse Erasmus+
conditions, montant et démarche pour l’obtenir
Une aide à la mobilité étudiante, pas un placement : qui y a droit, combien, et comment la demander sans s’y prendre trop tard.
La bourse Erasmus+ n’a rien à voir avec la Bourse au sens financier : c’est une aide qui finance une partie d’un séjour d’études ou de stage dans un autre pays européen. Son montant mensuel dépend du pays de destination, et les chiffres exacts sont fixés chaque année par l’agence nationale.
- Une aide, pas un placement : « bourse » signifie ici soutien financier à la mobilité.
- Pour qui : étudiants inscrits dans un établissement participant au programme.
- Combien : quelques centaines d’euros par mois selon le pays, complément pour les stages.
- Cumulable : avec la bourse du CROUS et l’aide à la mobilité internationale.
Le mot « bourse » prête à confusion. Dans « bourse Erasmus », il ne s’agit pas de marchés financiers ni d’actions, mais d’une aide financière versée à un étudiant qui part étudier ou faire un stage à l’étranger. Cette distinction posée, le sujet devient beaucoup plus simple à comprendre.
La bourse Erasmus+, c’est quoi exactement ?
Erasmus+ est le programme européen qui soutient la mobilité des étudiants, mais aussi des apprentis, des stagiaires et du personnel éducatif. Sa bourse est une aide destinée à couvrir une partie des frais supplémentaires liés à un séjour dans un autre pays : logement, transport, coût de la vie parfois plus élevé qu’en France.
Il faut le retenir : cette aide ne finance pas la totalité du séjour. Elle vient en complément des ressources de l’étudiant et, le cas échéant, d’autres aides. L’idée n’est pas de payer un séjour, mais de le rendre possible pour davantage d’étudiants.
Qui peut en bénéficier ?
La première condition est d’être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur qui participe au programme Erasmus+. C’est l’établissement, et non l’étudiant seul, qui ouvre la porte : sans accord entre les deux établissements, la mobilité n’est pas possible.
La bourse couvre deux types de séjours. La mobilité d’études correspond à un semestre ou une année passés dans une université partenaire. La mobilité de stage finance un stage effectué dans une entreprise ou un organisme à l’étranger. La durée varie selon les cas, généralement de quelques mois à une année universitaire. Le niveau d’études n’est pas un obstacle en soi : la mobilité est ouverte de la licence au doctorat, selon les places et les accords disponibles.
Combien touche-t-on ?
C’est la question la plus posée, et celle qui appelle le plus de prudence. Le montant mensuel dépend surtout du pays de destination, classé selon son coût de la vie. Schématiquement, plus la vie y est chère, plus l’aide est élevée. En ordre de grandeur, les montants se situent le plus souvent dans une fourchette de quelques centaines d’euros par mois, et une mobilité de stage donne droit à un complément.
| Groupe de pays | Exemples | Niveau d’aide |
|---|---|---|
| Coût de la vie élevé | Allemagne, Danemark, Irlande, Suède | Le plus élevé |
| Coût de la vie intermédiaire | Espagne, Portugal, Grèce | Intermédiaire |
| Coût de la vie plus modéré | Pologne, Roumanie, Croatie | Plus modéré |
Les montants exacts sont fixés chaque année par l’agence nationale qui gère le programme et peuvent évoluer. Avant de bâtir un budget, confirmez les chiffres applicables à votre séjour auprès de votre établissement ou de l’agence Erasmus+.
Comment demander la bourse Erasmus+
La démarche passe par l’établissement d’origine, pas par une candidature individuelle envoyée à Bruxelles. Le bon interlocuteur est le bureau des relations internationales, parfois appelé service des mobilités.
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Se renseigner sur les destinations
Identifier les universités et organismes partenaires de sa formation auprès du bureau des relations internationales.
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Candidater à la mobilité
Déposer un dossier de candidature, souvent près d’un an avant le départ : les calendriers sont en avance sur la mobilité.
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Signer et déclencher le versement
Une fois la mobilité validée, signer les documents qui ouvrent le droit à la bourse et organisent son versement.
Mieux vaut s’y prendre tôt. Les places dans les universités les plus demandées sont limitées, et les dossiers se construisent sur plusieurs semaines.
Cumul avec d’autres aides
La bourse Erasmus+ ne s’oppose pas aux autres dispositifs : elle se cumule, dans la plupart des cas, avec la bourse sur critères sociaux du CROUS, qui continue d’être versée pendant la mobilité. Un étudiant boursier ne perd donc pas son aide habituelle en partant.
Il existe par ailleurs l’aide à la mobilité internationale, destinée aux étudiants boursiers qui partent étudier ou faire un stage à l’étranger. Là encore, le cumul est possible, mais les règles précises et les démarches dépendent de la situation : elles se vérifient auprès de l’établissement et du CROUS. De façon générale, additionner les aides disponibles change souvent l’équation d’un séjour qui paraissait hors de portée.
À retenir sur la bourse Erasmus+
La bourse Erasmus+ est une aide à la mobilité, pas un placement. Elle s’adresse aux étudiants inscrits dans un établissement participant, finance un séjour d’études ou de stage en Europe, et verse un montant mensuel qui dépend du pays de destination. Les chiffres exacts changent chaque année et se vérifient auprès de l’établissement. Cumulable avec la bourse du CROUS et l’aide à la mobilité internationale, elle se prépare tôt, via le bureau des relations internationales.
La bourse Erasmus, est-ce lié à la Bourse et aux actions ?
Non, aucun rapport. Le mot « bourse » désigne ici une aide financière à la mobilité étudiante, pas un marché d’actions ni un placement. La bourse Erasmus+ finance une partie d’un séjour d’études ou de stage à l’étranger.
Qui a droit à la bourse Erasmus+ ?
Les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur participant au programme Erasmus+, qui partent en mobilité d’études ou de stage dans un pays partenaire. C’est l’établissement qui gère les accords et la candidature.
Combien donne la bourse Erasmus par mois ?
Le montant mensuel dépend du pays de destination et de son coût de la vie ; il se situe le plus souvent dans une fourchette de quelques centaines d’euros, avec un complément pour les stages. Les montants exacts sont fixés chaque année par l’agence nationale et se vérifient auprès de votre établissement.
Peut-on cumuler Erasmus+ et bourse du CROUS ?
Oui, dans la plupart des cas. La bourse sur critères sociaux du CROUS continue d’être versée pendant la mobilité, et l’aide à la mobilité internationale peut s’ajouter pour les étudiants boursiers. Les règles précises se vérifient auprès de l’établissement et du CROUS.
Quand faut-il demander sa bourse Erasmus+ ?
Le plus tôt possible. Les calendriers sont souvent en avance d’environ un an sur le départ : une mobilité se prépare parfois dès l’automne précédent. La demande passe par le bureau des relations internationales de votre établissement.
Bien comprise, la bourse Erasmus+ n’est pas un casse-tête administratif : c’est surtout une affaire d’anticipation, à commencer par un passage au bureau des relations internationales.